le haut niveau en péril en France
Olivier CHAPUIS ROUX se demande où va le sport ?
« Est-on actuellement dans une volonté d'économie au niveau de l'Etat que dans une volonté sportive ? Les dernières déclarations de Bernard LAPORTE peuvent en effet inquiéter le monde sportif. Il semble que si demain, nous avons une culture de l'élite, elle sera donnée au privé. C'est évidemment la crainte que nous pouvons avoir aujourd'hui ».
Le vice-président du Conseil Régional chargé des sports n'est, semble-t-il, pas le seul à s'interroger sur la situation du sport puisque voici quelques jours, Philippe BANA président de l'Association des directeurs techniques nationaux est allé un peu plus loin, en déclarant que « le sport de haut niveau français était sous-alimenté et en danger ».
Philippe BANA parlait au nom de ses collègues DTN et pour sa part, il représente la Fédération française de Handball.
Le Handball est le seul sport collectif à avoir gagné son billet pour Pékin.
Pour l'ensemble des DTN, il convient d'ores et déjà, de « tirer la sonnette d'alarme avant les discussions budgétaires de juin- juillet ».
Il faut insister sur le côté dérisoire des sommes allouées en France au sport qu'il soit de masse ou de haut niveau.
« Les sports ne représentent que 0,18% du budget de l‘Etat ». Une misère !
Philippe BANA utilise une comparaison qui en ces jours où le pris des carburants monte en flèche est éloquente :
« Les autres nations sont en train de monter en calibre et ont toutes mis le turbo tandis qu'en France, nous en sommes encore à l'essence ».
Les DTN sont tous sur la même longueur d'ondes et par exemple le Picard Claude FAUQUET DTN de natation (il a été CTR en Picardie durant de longues années), ajoute « On peut dire que les moyens mis à la disposition des Fédérations pourraient être en diminution. Pour moi, il y a une certitude. Jean François LAMOUR, le précédent Ministre des Sports, avait fixé à 40 médailles à Pékin et 50 à Londres en 2 012. C'est injouable si on reste dans les conditions actuelles ».
En Picardie, la Région aide beaucoup plus le sport et les sportifs mais il est clair que la situation avant Pékin n'est guère réjouissante. Pour reprendre l'expression « Travailler plus pour gagner plus », cette fois il faut dire « Ramener plus de médailles avec moins de moyens ».
Lionel HERBET
source info: CROS de picardie / Lionel Herbet